
Après avoir pratiqué la peinture, Bob Verschueren débute en 1978 ses « wind paintings », pigments naturels répandus au vent dans le paysage. De ce tournant décisif viendra son intérêt pour la nature et le végétal en particulier.
Depuis, il a réalisé plus de 270 installations en Europe et ailleurs. Il investigue aussi d'autres domaines tel que le son (Catalogue de plantes, début en 1995), la gravure (Phytogravures, début en 1999), la photographie, etc.
Un terrain vague, une forêt, un espace d'exposition… sont pour lui autant d'ateliers. Ses installations sont des réflexions sur l'indéfectible lien qui existe entre la vie et la mort, et sur les liens parfois contradictoires entre l’homme et le reste de la nature.
Oeuvres :
Babel végétal
À partir de quatre arbres coupés – chêne d’Amérique, hêtre, épicéa commun et merisier, l’artiste empilent les troncs pour former une seule tour végétale et rendre ainsi une seconde vie à du bois mort. Bob Verschueren aurait-il imaginé cette œuvre métaphorique pour nous rappeler que chaque essence d’arbre évoque un langage de signes qu’il nous appartient d’identifier pour l’apprécier et le respecter ?

© Paul-Henri Mambourg
Le Trio inaccessible
Trois peupliers remarquables menaçaient de disparaître complètement du paysage du parc en raison du danger qu’ils représentaient pour le public. L’artiste proposa cependant de prolonger la vie des troncs en les ajustant à des hauteurs différentes.
Il imagina ensuite d’y planter à leur sommet trois jeunes arbres de la même essence dont la principale caractéristique des feuilles est de frissonner au moindre vent.
L’œuvre symbolise ainsi trois chandeliers, trois flammes d’espoir qui s’éclairent au crépuscule.
© Jacky Lecouturier
Squat
Imaginez un nuage d’étourneaux qui rentrent chez eux. Dans un arbre condamné à terme, l’artiste a installé un immeuble à 24 appartements sous la forme d’une commode. Les oiseaux accepteront-ils de vivre comme nous ? Selon les ornithologues, cette espèce apprécierait la cité dortoir.

© Jacky Lecouturier