FESTIVAL CINQ SAISONS


Parc de Hauster
Rue Hauster 9,
4051 Chaudfontaine

Une initiative de la Commune de Chaudfontaine en partenariat avec Lieux-Communs, pour l'édition 2017.

Lumière et patrimoine (naturel et bâti)


Le Festival s’attache à présenter une vision novatrice, économiquement rentable et créative, de l’éclairage dans les espaces publics et privatifs en luttant contre la pollution et les gâchis d’énergie. Les études scientifiques le démontrent, notre environnement lumineux affecte de plus en plus gravement la faune,

la flore et les écosystèmes mais aussi les être humains. Les experts nomment cela « la pollution lumineuse ». Celle-ci contribue considérablement au gaspillage d’énergie ainsi qu’aux modifications climatiques globales via la production de gaz à effet de serre.

 

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Les dégats des pollutions lumineuses


voir un dossier complet de Philippe Demoulin, astrophysicien.

 

 

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Une solution innovante dans le Festival des 5 saisons


En collaboration avec l’Université de Liège - Faculté des Sciences appliquées - IDP Ingénieur de Projets

Étude, prototypage et réalisation.

 

Dans le cadre d’un partenariat à long terme avec la Faculté des Sciences Appliquées de l’Université de Liège - IDP Ingénieur de projets, une application mobile permettant de gérer les flux de la lumière artificielle à l’échelle d’une année civile a été développée.

Le parc de Hauster en sera le premier terrain d’expérimentation.

 

Le projet a démarré à partir d’une intuition, celle de l’artiste Werner Moron qui – après avoir écouté des scientifiques parler de la

pollution lumineuse – a manifesté l’envie de voir mettre au point une minuterie capable de gérer les flux de l’éclairage artificiel à l’échelle

d’une année. Pouvoir interagir sur l’orientation, l’intensité, le déclenchement des lumières et ce, à l’échelle d’un parc public de 4 hectares à Chaudfontaine, tel était l’enjeu. Au cahier des charges, s’est ajoutée l’envie de proposer des dispositifs moins énergivores.

Une rencontre heureuse a eu lieu avec Catherine Elsen, membre du comité organisateur de l’initiative IDP, pour « Ingénieur de projets » de la Faculté des Sciences Appliquées de l’Université de Liège. Un appel fut lancé au sein de l’Université et cinq étudiants furent retenus pour entamer le travail de recherche, encadrés par leurs professeurs.

 

La situation de départ

De nombreuses études scientifiques ont permis de démontrer que la lumière blanche génocide d’innombrables insectes chaque nuit

perturbant ainsi fortement les écosystèmes (dérèglement du cycle veille-sommeil de certains oiseaux et de certains mammifères

notamment) avec des effets non négligeables sur les êtres humains. Par ailleurs, les installations d’éclairages publics – souvent inappropriées – génèrent d’importantes pertes d’énergies, coûteuses aux collectivités.

 

L’innovation

De nombreux scientifiques cherchent des solutions pratiques, comme en témoigne une expérience pilote développé par la SPI et

l’Université de Liège au niveau de l’éclairage public. Il s’agit du projet GEPPADI :

www.spi.be/fr/services/projets-collaborations/geppadi-un éclairage-intelligent

Dans ce sens, un partenariat entre la Faculté des Sciences Appliquées de l’Université de Liège – « IDP Ingénieur de projets » et l’artiste

Werner Moron, a permis la mise au point d’un système d’éclairage plus respectueux de notre environnement et moins énergivore. Connecté à l’utilisateur via une interface web, il est modulable minute par minute (flux, intensité, durée, période, orientation). Ce dispositif utilise le spectre vert pour éclairer car les recherches ont démontré que cette lumière était moins perturbante pour la faune et la flore.

 

Un système d’éclairage connecté

Ce système permet de gérer, en même temps, autant d’éclairages que l’on souhaite. Chaque source lumineuse est connectée à un microcontrôleur, de type Arduino (logé dans une boîte), permettant la gestion du système en temps réel : allumage et extinction, variations d’intensité lumineuse, etc. Les sources lumineuses sont connectées entre elles via un réseau Xbee (similaire à un réseau Wifi).

 

Un système d’éclairage géré à distance

Afin de pouvoir programmer à distance les paramètres des installations, chaque réseau de sources lumineuses est connecté à internet par

le 3G. Le dispositif prévoit de programmer le comportement lumineux de l’installation pour une année entière. Un site internet (pour la gestion de la base de données) a été développé pour en faciliter la manipulation. Le but de ce site internet est double :

- Pouvoir programmer minutieusement l’éclairage journalier des installations tout au long de l’année et éviter les gâchis énergétiques ;

- Permettre la modification rapide de l’éclairage par des personnes habilitées.

Ce type d’éclairage se fera par « saisons » (périodes de durée variable), en fonction des besoins en éclairage de chaque installation.

 

Qui pourra modifier ou avoir accès auxinformations d’éclairage ?

L’accès au logiciel de programmation est protégé par un identifiant et un mot de passe.

Se distinguent deux types d’utilisateurs particuliers :

- L’utilisateur enregistré : cet utilisateur peut se déplacer à sa guise sur le site afin de voir toutes les informations concernant l’éclairage, au jour le jour des installations.

- L’administrateur : en plus d’avoir accès à l’ensemble du site web, ce dernier pourra en modifier toutes les informations relatives aux différents éclairages programmés à l’avance, tant au niveau des « saisons » qu’au jour le jour.

 

 

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Une conférence "Lumière et Patrimoine" par Philippe Demoulin, astrophysicien

 

donnée le samedi 17 mai à la Cité Miroire afin de sensibiliser le public aux problèmes engendrés par la pollution lumineuses et aux solutions qui existent.


Photo Hugo Pagnier

 

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Sensibilisation vers les publics

 

Par des dispositifs nomades comme l'oeuvre de Werner Moron, "L'architecture de la chance", 2014

 

Photo Alain Janssens

 

Depuis une vingtaine d’années, « L’architecture de la chance » se déploie de manière récurrente par l’artiste. Il s’agit de peintures ou de sculptures qui se constituent autant avec les vides qu’avec les pleins. L’oeuvre s’élabore au départ d’une matrice, le plus souvent monumentale, à partir de laquelle W. Moron prélève un certain nombre de fragments qui deviennent ensuite le « pollen » qui se dissémine autour de l’oeuvre.

Chaque fragment est une oeuvre numérotée. Celle-ci est alors vendue au profit d’un projet plus large que l’intérêt personnel de l’artiste :

alimenter les fonds pour une fondation d’art contemporain, financer le fonctionnement d’un espace culturel, etc. L’idée étant de créer ainsi une économie sur laquelle l’auteur ne prend aucun bénéfice.

Ici les découpes sont opérées dans un containeur actuellement installé sur le site en chantier du Val Benoît et destiné, à terme à s'installer dans le parc de Hauster. Cette oeuvre nomade est à la fois un socle et une sculpture en tant que telle. Il s’agit d’un socle capable de recevoir en son sein des performances, des sources sonores et lumineuses ainsi que des expositions accessibles uniquement par le regard des visiteurs à travers les découpes.

« C’est aussi une sculpture dont les vides accueillent le décor dans lequel elle est installée. Ceux-ci offrent symboliquement – à tous ces containeurs qui amplifient la mondialisation – une légèreté et une inutilité qui nous font du bien », W. Moron.

Les découpes métalliques qui émanent de « L’architecture de la chance » vont être redessinées par une découpe au jet d’eau et numérotées afin d’être vendues au profit de la fondation de « l’Université du Doute ».

 

Par des oeuvres multimédia comme la vidéo de Benjamin Burghartz :

 

 

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Un colloque scientifique international


Sur le thème « Lumière et Patrimoine » le 22 novembre 2014 (informations sur le colloque)

 

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Des parcours nocturnes

Le « Jardin de couleurs », conçu sous la houlette de l’atelier d’architecture AIUD, constituera la première étape d’un nouvel ensemble de jardins lumineux. Cet espace proposera un éclairage nocturne moins énergivore et plus respectueux des écosystèmes que les systèmes traditionnels.

Le placement d’une oeuvre de Werner Moron, « La source », 2014, au coeur du parc des Sources, point de départ du parcours du Festival des 5 saisons (inaugurée le 17 mai 2014), marque le début des nouvelles intégrations artistiques du Festival. Une oeuvre monumentale, en forme de nid protégeant des oeufs qui évoquent l’éclosion d’idées neuves. A suivre absolument au fil du temps.

 

Photo Hugo Pagnier