FESTIVAL CINQ SAISONS

Parc de Hauster
Rue Hauster 9,
4051 Chaudfontaine

Une organisation de la Commune de Chaudfontaine et des Ateliers d'Art Contemporain.

HISTORIQUE DU PARC ET DE LA STATION THERMALE

Histoire de Chaudfontaine et du thermalisme

La formation du village de Chaudfontaine ne remonte qu'au début du 18e siècle, après la première exploitation des sources thermales, et dépendait de Ninane, cité dans les registres de la Cour de Jupille dès 1472. Sur la rive droite, la seigneurie de la Rochette dépendait de la cour de justice de Fléron.

On peut supposer que les sourdons d'eau chaude ont dû exister depuis longtemps. Mais c'est à Simon Sauveur, simple paysan, locataire de la prairie « en désavéa », que revient l'honneur d'avoir imaginé d'exploiter l'eau chaude. Dès 1676, il aménage un petit bassin pour recueillir l'eau chaude et installe une pompe rudimentaire qui va alimenter les premiers bains, dans une hutte en argile. Les  bienfaits de ces bains remportent un vif succès que Simon Sauveur n'a pas les moyens d'assumer.

Un octroi du Prince-Evêque de Liège donne autorisation d'exploitation au propriétaire du terrain, Jean-Remy le Godet, avec obligation de construire des bains propres et commodes.

Le premier Hôtel des Bains, digne de ce nom, date de 1714. Chaudfontaine devient bientôt le lieu de prédilection des Liégeois, qui dès ce moment font le trajet en barque sur la Vesdre, aussi joyeusement que le suggère l'opéra wallon de Jean-Noël Hamal intitulé « Li Voyèdje di Tchaufontainne » (1757).

A partir de 1727, une route pavée supplante la liaison fluviale trop tributaire des éléments ; en 1824, la première pierre de la « route royale » est posée et les diligences vont de Liège à Verviers. Quant au chemin de fer, construit en 1843, il permet à Chaudfontaine d'élargir ses horizons, tout au moins jusque dans les années 80.

L'exploitation des Bains continue tout au long du 19e siècle, mais dès 1830, la station thermale entre dans une période de stagnation. En 1842, on transforme l'établissement thermal en un Hôtel alliant confort et modernité. Il est remanié en 1924 et 1951 pour prendre l'aspect qu'on lui connaissait lors de sa démolition en 1982-83.

Les eaux de boisson de Chaudfontaine ont fait l'objet d'études scientifiques depuis le début du 18esiècle.  En 1926, l'eau est conditionnée en bouteilles et commercialisée par la Société Cristal Chaudfontaine à l'emplacement de l'usine toujours active.

Depuis 1862, il existe un établissement de jeux, sur la rive droite de la Vesdre. Le Kursaal est remplacé par le Casino en 1939 ; celui-ci est agrandi en 1960, rénové en 1974 et au début de ce siècle.

De nombreux curistes ont fréquenté Chaudfontaine, parmi ceux-ci, Victor Hugo qui, durant son séjour en 1867, lui aurait décerné l'épithète de « Violette des stations thermales ».

Parallèlement à cette activité thermale, la station a également connu un essor industriel important. Dès le 16e siècle, mais principalement au 18e, la métallurgie s'est implantée le long des biefs de la Vesdre, utilisant cette énergie motrice pour actionner makas, fenderies et aussi clouteries. Napoléon accordera ainsi à Jean Gosuin, le monopole de la fabrication de canons de fusils, dont la décoration à Damas fera la renommée de la localité.



Le château de Hauster

La vocation industrielle de Hauster date du 16e siècle. En continuité, il est occupé par des fenderies, des platineries, des laminoirs et des ateliers de grosse quincaillerie.

Dès 1709, le château est cité « comme une belle et commodieuse maison bâtie en forme de pavillon... ».

Le bâtiment est surmonté d'un clocheton bulbeux. On observe un cadran solaire dans le fronton d'une baie dans la cour intérieure.

Au siècle passé et jusqu'à son acquisition par la commune en 1961, il a été propriété des Nagelmackers, Lepage et Trasenster. L'usine a été exploitée jusqu'en 1955. Aujourd'hui restauré, il est reconverti en centre thermal.